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Péguy ou l'imperfection démocratique

Notre jeunesse a cent ans

Éric Thiers

N° 131 Automne 2010

Article


Chose vue, il y a peu, dans un café parisien ; une jeune étudiante à son amie : « On nous a donné Notre jeunesse de Péguy à lire. C'est le bouquin le plus moisi que je connaisse. » C'est peu dire que la jeunesse est cruelle avec ses propres hérauts. Pourtant ce texte – le plus célèbre de Péguy – mérite qu'on y revienne un siècle après sa parution dans le Cahier de la quinzaine du 17 juillet 1910. On voudrait en convaincre cette étudiante au travers d'une lecture possible, parmi d'autres, nécessairement personnelle ; comme l'écrivait Jacques Julliard, à chacun son Péguy.

E. T.

Comme souvent, ce texte1 s'ouvre sur un prétexte : la préface à l'histoire d'une famille républicaine aujourd'hui oubliée, les Milliet, dont les souvenirs embrassent le xixe siècle. Mais l'essentiel n'est pas là et très vite, comme le note Jean Bastaire2, cette préface se mue en...

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