Paysage après la crise

La redistribution de la puissance

Pierre Buhler

N° 131 Automne 2010

Article


En l'espace de deux ans, la crise financière a accéléré la redistribution de la puissance. Elle a ébranlé le statut de garant de la stabilité économique mondiale qui était celui des États-Unis depuis sept décennies. Elle a révélé les faiblesses structurelles de l'Europe. Elle a épargné les puissances émergentes, qui poursuivent leur ascension d'un pas vigoureux. Et qui ont obtenu, à la table de la gouvernance mondiale, une place plus en rapport avec leur poids, en un jeu dont les règles sont sans cesse réécrites. Devenus la « puissance par défaut », les États-Unis continuent de dominer l'ordre mondial, mais doivent réinventer les termes de leur leadership.

P. B.

La première crise de l'économie mondialisée, en ravageant la planète financière avec la vitesse et l'intensité d'un feu de brousse, a, en l'espace de deux ans, profondément redessiné le paysage de la puissance. En trouvant sa cause dans le cœur même de l'économie mondiale, les...

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