Parti socialiste : aux origines d'un désastre

Gérard Grunberg

N° 160 Hiver 2017

Article


L'effondrement du Parti socialiste aux élections de 2017 marque la fin du cycle d'Épinay ouvert en 1971. C'est un effet de la conjoncture politique particulière, celle des trois années qui ont précédé les élections de 2017. Mais, en réalité, cet effondrement a frappé un parti fragilisé depuis fort longtemps. Sans remonter jusqu'à la période mitterrandienne et aux ambiguïtés originelles du parti d'Épinay, le choc de l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 aurait dû alerter davantage sur les fragilités de ce parti. Pour quelles raisons les années qui ont suivi le choc 2002 ont-elles pu laisser penser que, pour traumatisante et grave qu'elle soit, cette élimination était un accident de parcours plutôt qu'un événement portant en germe une catastrophe future ? Le retour sur les années Jospin et sur celles qui ont suivi nous conduira à diagnostiquer les raisons pour lesquelles le Parti socialiste se trouvait en réalité en grand danger avant même la période du gouvernement de Manuel Valls. C'est ainsi que nous pourrons comprendre pourquoi les événements qui ont marqué cette dernière période ont pu provoquer un effondrement aussi brutal.

G. G.

En 2002, l'accident de parcours ?L'examen de la période de dix années qui s'est écoulée entre le choc de 2002 et l'élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012 a fourni de nombreux arguments en faveur de la thèse de l'accident...

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