Les réformes inachevées de l'OTAN

Benoît (d') Aboville

N° 139 Automne 2012

Article


Du sommet de l'OTAN à Chicago, en mai dernier, succédant à celui de Lisbonne en novembre 2010, l'opinion française aura retenu qu'il fut l'un des premiers engagements internationaux du nouveau Président et que, fidèle à ses promesses électorales, il y fit acter le retrait des forces combattantes françaises d'Afghanistan fin 2012 (son prédécesseur avait évoqué 2013). Il y endossa également, mais sous conditions, la décision de l'Alliance de poursuivre la mise en place d'un système de défense antimissile en Europe, dont l'activation opérationnelle complète n'est prévue qu'à échéance d'une décennie. Le sommet, marqué par la crise économique et financière et l'effondrement des budgets de défense, s'est employé à la recherche d'un consensus sur le court terme, renvoyant à des débats ultérieurs l'adaptation de l'OTAN au nouveau contexte stratégique. Avec ses partenaires européens, la France devrait jouer un rôle décisif dans cette évolution, compte tenu notamment des implications budgétaires qu'elle comporte et de l'enjeu des rapports avec l'Union européenne.

B. d'A.

Dans la longue suite des réunions des chefs d'État et de gouvernement des 28 pays de l'Alliance, le sommet de Chicago (20-21 mai 2012) apparaîtra comme une étape de transition. Elle anticipe des ajustements majeurs que les alliés, à ce stade, ne paraissent pas tous prêts à...

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