Les malentendus de Copenhague

Gilles Mentré

N° 131 Automne 2010

Article


La conférence de Copenhague s'est finalement conclue par un accord politique négocié entre 28 pays. Ce texte, qui constituera sans doute pour plusieurs années le socle des discussions sur le climat, a cependant été reçu de manière le plus souvent négative, notamment en Europe. Un tel accueil révèle avant tout l'ampleur des malentendus qui ont entouré la conférence. Ceux-ci ont porté sur l'objet même de la négociation (caractère juridiquement contraignant des engagements, nature et niveau des financements), et surtout sur la lecture économique, à travers le monde, des occasions et des menaces de la lutte contre le changement climatique. Un vrai débat sur ces fondamentaux est désormais indispensable.

G. M.

Le sommet de Copenhague ne s'est finalement pas conclu sur une impasse. L'ultime réunion qui s'est tenue au niveau des chefs d'État et de gouvernement de 28 pays1, representatifs des principaux pays émetteurs et des grandes zones géographiques, et implicitement mandatés par l'ensemble des parties...

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