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Le Second Empire ou l'impossible dépersonnalisation du pouvoir

Vincent Feré

N° 176 Hiver 2021

Article


En septembre 1870, il y a un peu plus de cent cinquante ans, le Second Empire s'effondrait dans une sorte d'indifférence générale contrastant avec les 80 % de « oui » au plébiscite qui, cinq mois plus tôt, avaient suscité la satisfaction de Napoléon III et le découragement de ses opposants républicains, Gambetta constatant amèrement que « l'Empire était plus fort que jamais ». Nul n'ignore la cause de ce retournement de situation : le désastre de Sedan, la capitulation plus encore, conduisant à la proclamation de la République à Paris, le 4 septembre. Un Empire meurt, une République lui succède mais il s'agit moins, comme l'écrivit René Rémond, « d'un acte de naissance que du constat d'un décès » dont personne ou presque ne porte le deuil. L'Empire ne s'est donc pas enraciné malgré sa durée et d'incontestables réussites, en dépit même de la satisfaction d'une majorité de la population.

V. F.

On dira naturellement que le Second Empire est mort d'avoir instrumentalisé la question nationale : né d'un coup d'État militaire, il disparaît sur le champ de bataille de Sedan où, on le saura après, Napoléon III a...

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