Le message d'Albert Camus

Antoine Antonini

N° 161 Printemps 2018

Article


Antoine Antonini, comme nous l'avons déjà dit, a joué un grand rôle à Commentaire, dès la naissance de la revue (voir Commentaire, n° 145, printemps 2014, p. 177). Il s'est toujours intéressé à l'œuvre d'Albert Camus et à celle de Jean Grenier, car il admirait beaucoup ces deux auteurs, la Méditerranée créant une profonde affinité entre leur œuvre et ses propres sentiments. Raymond Aron, qui, comme Jean-Paul Sartre, préférait dans Camus l'écrivain au philosophe, taquinait parfois Antoine sur sa défense philosophique de Camus. La famille d'Antoine détient plusieurs manuscrits sur ce sujet. Lui-même m'avait dit qu'il n'avait jamais trouvé l'occasion d'argumenter sur ce sujet avec Aron. En revanche, Bernard de Fallois et moi avons souvent entendu les plaidoyers admiratifs d'Antoine en faveur de Camus. Sans pouvoir, bien entendu, le persuader de les publier. Voici pour nos lecteurs le texte d'une conférence qu'Antoine Antonini a prononcée à l'Institut français de Naples en 1960, peu de mois après la disparition de Camus. Nos lecteurs pourront comme l'entendre et imaginer la défense de Camus qu'il aurait présentée à Aron.

J.-C. C.

L'écrivain français Albert Camus, Prix Nobel 1957, trouva la mort dans un accident de la route, à l'âge de 46 ans. Pour ceux qui ont aimé cet écrivain et son œuvre – et j'avoue être de ceux-là –, la tentation est grande de ne pas aller plus loin...

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