Le drame du déficit social

Agnès Verdier-Molinié

N° 155 Automne 2016

Article


Les dépenses sociales françaises représentent 15 % des 4 500 milliards de dépenses sociales mondiales. Elles s’élèvent à plus de 730 milliards d’euros, soit un tiers de la richesse produite et presque 80 % de la totalité des prélèvements obligatoires (tous impôts, toutes taxes, toutes cotisations confondus). Plus de 730 milliards d’euros, le chiffre est du même ordre que le montant des PIB de la Suède et de la Pologne réunis. Nous sommes passés de 20 % de dépenses de protection sociale dans le PIB dans les années 1980 à presque 34 % aujourd’hui ! Le contexte budgétaire est pourtant plus délicat que jamais. Seule une réforme de fond permettrait d’éviter la faillite. C’est maintenant qu’il faut penser les réformes structurelles de notre modèle social. Depuis 2002, le régime général de la Sécurité sociale est déficitaire, 2010 étant de loin l’année la pire en termes de solde avec un déficit record de 23,9 milliards d’euros. Ces dernières années, le déficit social fluctue autour des 10 milliards d’euros. On endette les générations futures pour financer nos soins. Cela ne devrait pas être possible. Les réformes structurelles s’imposent et l’équilibre des comptes doit devenir la règle.

A. V.-M

Dérives Concernant les retraites, la France dépense plus que les autres pays, presque 15 % du PIB quand les autres pays sont autour de 12 %. Il en va de même pour l'assurance-chômage. Quant au revenu de solidarité active (RSA), certains départements ont vu, en un an, le nombre de...

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