Le détour autonomiste du nationalisme québécois

Mathieu Bock-Côté

N° 169 Printemps 2020

Article


En octobre 2018, le Parti libéral au Québec qui détenait le pouvoir depuis 15 ans a été battu. La Coalition Avenir Québec, dirigée par François Legault, lui a succédé. C'est un mouvement nationaliste et de centre droit. Les nationalistes québécois, issus d'un des deux peuples fondateurs du Canada, ont sans doute fait le deuil de leur revendication d'indépendance. Après l'échec du référendum de 1995, la nouvelle génération et cette nouvelle formation réclament davantage d'autonomie. Ce qui les conduira à s'opposer au nouveau credo fédérateur de la fédération canadienne. Il en résulte une crise, dont Mathieu Bock-Côté, Québécois bien connu à Paris et en Europe, explique l'inexorable genèse.

COMMENTAIRE

Le 1er octobre 2018, le Parti libéral du Québec (PLQ), au pouvoir depuis 15 ans de manière quasi ininterrompue (2003-2012, 2014-2018), connaissait une défaite électorale historique en ne récoltant que 25 % du vote populaire et 12 % du...

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