La Syrie, deux ans après

François Gorand

N° 141 Printemps 2013

Article


Au moment où cette contribution est écrite, la descente aux enfers de la Syrie continue. Deux développements cependant viennent de rompre la tragique monotonie des bombardements et des massacres : la révélation, au détour d'une audition au Congrès, de la décision prise il y a quelques mois par le Président Obama de ne pas transférer d'armes aux rebelles (comme le recommandaient Hillary Clinton, Léon Panetta et le général Petraeus) ; l'initiative du chef de la Coalition, Moaz Al Khatib, de proposer, dans des conditions précises, un dialogue avec certaines personnalités du régime Assad.

F. G.

Comment s'explique la décision du Président des États-Unis ? Elle s'inscrit bien sûr dans la continuité d'une approche du conflit interne syrien par les Occidentaux que l'on pourrait qualifier de prudence stratégique : ne pas prendre le risque de franchir le pas d'une action de force...

Pour lire la suite, achetez l'article