La prévision

Des sciences de la nature aux sciences politiques

Thierry (de) Montbrial

N° 149 Printemps 2015

Article


Une réflexion sur la prévision s’impose en raison de malentendus dont la racine commune est la naïveté qui caractérise la plupart des discours sur l’avenir. On l’a bien vu à la suite des événements de l’hiver 2010-2011, curieusement qualifiés de « printemps arabe », qui – à partir d’un incident en Tunisie – ont provoqué la chute de Ben Ali puis celle de Hosni Moubarak en Égypte, et mis en mouvement d’autres forces, comme en Libye ou en Syrie. Que n’a-t-on entendu, alors, sur « l’incompétence des diplomates » ou sur la cécité des prévisionnistes ! Il faut aborder le sujet à partir de la distinction que fait Pascal entre l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse.

Commençons par invoquer le célèbre texte de Pascal sur l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse :   Ce qui fait donc que de certains esprits fins ne sont pas géomètres, c'est qu'ils...

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