La Pologne et l'Europe, un engagement total

Radosław Sikorski

N° 138 Été 2012

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C'est avec émotion que Commentaire accueille dans ses colonnes le discours qu'a bien voulu nous confier Radosław Sikorski, ministre des Affaires étrangères de Pologne. De sa création, en 1978, jusqu'à la libération de la Pologne, Commentaire, soutenu et inspiré par Leszek Kolakowski, a toujours défendu et soutenu la résistance polonaise à l'oppression. Pour deux raisons. Pour défendre la liberté et parce que c'est un des honneurs de la France et donc des Français de n'avoir jamais accepté au cours de l'histoire les partages et les occupations de la Pologne. Depuis que ce méfait fut initié au xviiie siècle, la cause de la liberté et la cause de la Pologne se sont, pour la France éclairée, toujours confondues.Désormais, la Pologne est un membre important de l'Union européenne. Nos lecteurs verront que les idées que défend son ministre des Affaires étrangères sont celles que la revue a toujours défendues quant au progrès et à l'unification de l'Europe, celles d'un engagement total.Radosław Sikorski a prononcé son discours à l'occasion de sa visite en France les 21-22 mars 2012, en participant au débat organisé par Le Monde, l'European Council on Foreign Relations (ECFR) et la Fondation Callouste Gulbenkian. Son discours complète donc celui, très remarqué, du 28 novembre 2011, prononcé à la Société allemande de politique étrangère à Berlin.

COMMENTAIRE

Mesdames et messieurs, Voici dix ans que les premières pièces et les premiers billets libellés en euros ont remplacé le franc comme monnaie légale, et en cette même année 2002, l'Union européenne a achevé les négociations d'adhésion avec la Pologne et neuf autres États. Dix ans plus tard...

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