La politique monétaire, demain

Vivien Levy-Garboua, Gérard Maarek

N° 135 Automne 2011

Article


Depuis 2008, la crise financière a poussé les Banques centrales à baisser les taux d'intérêt au voisinage de zéro et à mener des politiques monétaires dites « non conventionnelles », en rachetant massivement des titres de débiteurs devenus insolvables. S'étant trop exclusivement focalisée sur les objectifs de stabilité macroéconomique (l'emploi et surtout l'inflation) en négligeant les risques de système, la politique monétaire a compromis les premiers, faute d'avoir su éviter les seconds.Notre grille de lecture de l'évolution de l'action monétaire permet d'évaluer les orientations et les choix envisagés. Il s'agit de savoir si, passé cet épisode dramatique, elle pourra renouer avec le paradigme des dernières décennies. Les réformes actuelles font un pari : le monde financier va changer fortement, mais pas radicalement. Rien ne prouve que ce pari sera gagné, ni qu'un corsetage du bilan des banques, en freinant la reprise, ne sera pas contre-productif.

V. L.-G. et G. M.

On a tendance à considérer qu'il y a une sorte de permanence de la politique monétaire, sans doute parce que l'institution de la monnaie est très ancienne et que nous avons tant été bercés par l'équation MV=PT de la théorie quantitative qu'on en est venu...

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