La part des cotisations

Dominique Andolfatto, Dominique Labbé

N° 137 Printemps 2012

Article


Conséquence de la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie
sociale », les confédérations syndicales se trouvent dans l’obligation – depuis 2011 –
de rendre publics leurs comptes. À la mi-décembre 2011, toutes les confédérations se
sont mises en conformité avec ces nouvelles règles. FO a été la dernière des « cinq »
historiques à rendre publics ses comptes. L’Union syndicale Solidaires (USS), qui coiffe
les syndicats SUD et l’UNSA, a satisfait également aux nouvelles règles.
Que nous apprennent ces comptes enfin publiés ? Quel est le poids des cotisations
versées par les adhérents dans l’ensemble des ressources des confédérations strictement
définies ? Une commission d’enquête parlementaire constituée le 8 juin 2011 (présidée
par Richard Mallié [UMP] et dont le rapporteur était Nicolas Perruchot [NC])
devait éclairer les mécanismes de financement des organisations syndicales d’employeurs
et de salariés. Elle a refusé – le 30 novembre 2011 – de publier ses travaux.
Dans les deux articles qui suivent, écrits indépendamment l’un de l’autre par des experts
réputés du syndicalisme, on verra que, contrairement aux objectifs de la réforme de
2008, il n’est pas simple de faire la « transparence »… et que les budgets syndicaux
réservent quelques surprises.

COMMENTAIRE

  Dominique ANDOLFATTO et Dominique LABBÉ, La part des cotisations Transparence ou communication ? Paradoxalement5, l'avalanche de chiffres publiés à propos des confédérations strictement définies6 n'éclaire guère la réalité du financement du syndicalisme...

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