La mort, dans l'ombre, du canton

Jean Riolacci

N° 144 Hiver 2013

Article


Les Parisiens ne savent pas ce qu'est un Conseil général. Ils ne connaissent que Paris et l'État. Il n'y a pas si longtemps on a entendu le principal présentateur d'une chaîne de télévision publique expliquer plusieurs fois que les élections cantonales n'avaient lieu que « dans un département sur deux ». Il voulait dire un canton sur deux. On ne s'étonnera donc pas, puisque tout ne se dit ou ne s'écrit qu'à Paris, qu'une profonde transformation de la vie politique française se produise dans l'ombre et l'indifférence. Le canton d'autrefois va disparaître. C'est un très profond changement de la vie politique française et c'est l'objet de cet article. L'auteur déplore cette condamnation implicite de l'entité cantonale et le dépérissement programmé du département, élément pour lui essentiel de l'unité de la République.

COMMENTAIRE

Opération en coursDans la discrétion, et la pénombre, la transformation du « paysage cantonal » est en train de s'effectuer, dans les préfectures et les services du ministère de l'Intérieur. Il s'agit de confectionner les décrets d'application de la loi, votée il y a quelques mois, d'extrême...

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