La folie du malade volontaire

Bernard (de) Montferrand

N° 143 Automne 2013

Article


Malgré un diagnostics partagé sur une maladie qui n'était encore que bénigne, la France s'est complu depuis plus de dix ans dans des ersatz sans effets sur le mal. À force d'abuser de dépenses publiques et sociales non financées et mal ciblées, d'organiser systématiquement une préférence pour le chômage et de partir d'une analyse sociale d'une complaisante fausseté, cette maladie volontaire porte désormais les germes d'une crise majeure. Grâce aux talents, à la richesse et aux puissants ressorts de la France, un peu d'habileté dans une réforme collective et assumée pourrait redonner croissance et espoir. Qui osera demander clairement trois ans d'efforts aussitôt suivis du redressement gagnera sa place dans l'Histoire et sans doute les élections.

B. de M.

Quelle fatalité extérieure ?Jamais la France n'a si bien su le mal dont elle était atteinte et l'origine des chaînes qui la paralysent. Depuis plus d'une décennie des rapports de gauche comme de droite1 ont fait de façon parfaite le diagnostic de son décrochage économique. Malgré de...

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