La CGT change-t-elle ?

Dominique Andolfatto

N° 143 Automne 2013

Article


Les congrès scandent la vie syndicale. Temps de mobilisation interne, ils sont l'occasion pour les organisations syndicales de se mettre en scène et, ce faisant, de susciter l'intérêt des médias et du public. S'ils créent rarement l'événement, ils permettent de faire le point sur les stratégies mises en œuvre, de tracer des perspectives, de renouveler les équipes dirigeantes. En mars 2013, le 50e congrès confédéral de la CGT a vu le départ de Bernard Thibault. C'est aussi l'occasion d'interroger les évolutions stratégiques accomplies par la confédération syndicale depuis une quinzaine d'années, lors des quatre mandats successifs confiés à Bernard Thibault (1999-2013) et, en contrepoint, de dresser un état des forces de la CGT et de leur recomposition partielle.

D. A.

Le « grand virage » ?En 1999, Bernard Thibault était désigné à la tête de la CGT. Né en 1959, entré à la SNCF après un CAP de mécanique, syndiqué à dix-huit ans et très vite permanent syndical, ce dernier a tiré les leçons du déclin de la CGT dans les...

Pour lire la suite, achetez l'article