L'Église épouse et mère dans la crise des prêtres pervers

Serge Besançon

N° 165 Printemps 2019

Article


Mon propos n'est pas d'accuser l'Église, tout le monde s'en charge, ni de l'innocenter à tout prix, d'autres s'en chargent aussi. Mon propos est clinique, il porte à se pencher sur l'Église et à l'aider à se soigner. Pourquoi l'Église est-elle si fuyante voire dissimulatrice sur ce fléau de pédophilie dont on croyait l'accuser abusivement il y a peu ? Pourquoi fait-elle l'effarouchée, jette-t-elle la pierre sur le voisin à tel point que les papes à leur tour sont éclaboussés ?Deux manières permettent d'aborder le sujet. Soit en prenant un point de vue extérieur au monde catholique, ce sera celui des médias, de la justice et enfin du praticien. Mais il restera toujours quelque point inexploré ou mal compris, qui tient justement à la nature religieuse et particulière qu'a l'Église d'être ce qu'elle est. Soit, au contraire, on adoptera un point de vue intérieur au catholicisme qui permettra, du moins je l'espère, de mieux comprendre ses ressorts intimes.

S. B.

On ferait fausse route à juger l'Église comme n'importe quelle institution. À projeter sur elle le culte du secret ou la volonté de s'affranchir des lois. Ce n'est pas qu'elle désobéit aux lois, c'est qu'elle doit obéir à d'autres lois, qui sont...

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