L'Afghanistan, tel qu'en nous-mêmes

Michael Benhamou

N° 140 Hiver 2012

Article


La fin de la guerre froide a marqué un tournant dans la nature des interventions militaires occidentales. À partir du conflit bosniaque jusqu'à aujourd'hui, le soldat n'a plus été là seulement pour préserver l'équilibre ou garantir des intérêts bien compris. Il est devenu un acteur politique défendant un modèle de société. Avec l'Afghanistan, il semblerait que nous arrivons au bout de cette logique, voire au bout de l'idée d'intervention terrestre elle-même. La projection de forces au sol demeure pourtant incontournable si nous entendons toujours défendre une place et des principes. S'il est permis de douter après l'Irak et l'Afghanistan, cet article rappellera que les missions balkaniques déployées dans les années 90 ont connu des succès notables.

M. B.

Après plusieurs semaines d'enfermement sur la base pour raisons de sécurité, un ami nous propose de rencontrer à Kaboul un prêtre italien vivant en Afghanistan depuis 1977, Monseigneur Moretti. Celui-ci est hébergé à une centaine de mètres de l'état-major de la FIAS1, en « zone verte », le...

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