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L'Adone

Un ostracisme littéraire réussi

Marc Fumaroli

N° 146 Été 2014

Article


Marc Fumaroli a bien voulu nous autoriser, et nous l'en remercions, à publier sa préface à la traduction par Marie-France Tristan des cinq premiers chants de l'Adone du poète italien Gian Battista Marino (qui paraît ce printemps aux éditions Les Belles Lettres).Les Athéniens ont ostracisé les sophistes siciliens, puis les rhéteurs d'Asie, pour sauver la pureté de leur « atticisme ». Les Romains en ont fait autant pour retenir sur la pente de la décadence leur latinitas et leur urbanitas. Les Français de l'Âge classique ont imité Athéniens et Romains pour préciser et préserver leur propre atticisme. Le grand poète italien « asianiste » Giambattista Marino en sait quelque chose.

COMMENTAIRE

Pourquoi le grand poète italien du xviie siècle Giambattista Marino et son chef-d'œuvre, l'épopée en vingt chants intitulée l'Adone, sont-ils inconnus hors d'Italie, alors que les deux prédécesseurs du xvie siècle avec lesquels Marino a rivalisé, l'Arioste, auteur du Roland furieux, et le...

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