Fin du nationalisme québécois ?

Mathieu Bock-Côté

N° 146 Été 2014

Article


Le 5 mars 2014, Pauline Marois, Premier ministre du Québec depuis dix-huit mois et à la tête d'un gouvernement minoritaire souverainiste du Parti québécois (PQ), déclenchait des élections, persuadée d'obtenir la majorité parlementaire qui lui manquait. Sans annoncer une victoire facile, les sondages laissaient croire qu'elle remporterait probablement son pari. Et pourtant, le 7 avril dernier, c'est le Parti libéral du Québec (PLQ) dirigé par Philippe Couillard qui l'a emporté avec une majorité significative. Mais surtout le PQ a connu une défaite historique en remportant à peine plus du quart des votes. Pourquoi ? Quelles seront les conséquences de cette défaite pour le nationalisme québécois ?

COMMENTAIRE

Il s'agit de son pire score1 depuis sa fondation en 1968, si on fait exception de sa première participation à une élection générale, en 1970, où il avait obtenu 23 %. Plusieurs en concluent que le souverainisme vient de subir une ultime défaite et qu'il est condamné à la...

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