Crise de l'hôpital

L'État : source ultime de légitimité ?

Jean (de) Kervasdoué

N° 136 Hiver 2011

Article


En ce début de xxie siècle, en France, l'hôpital demeure une institution remarquable. Elle soigne et prend en charge tous les malades. On y naît et on y meurt (en 2006, selon l'INSEE – état civil –, 70 % des Français sont morts dans une institution sanitaire ou médico-sociale), on y accueille et souvent gratuitement, 24 heures sur 24, toutes les détresses, toutes les maladies et accidents, cela sans discrimination d'origine, de sexe ou de fortune. Peu de pays au monde, même quand ils sont riches, offrent ce type de service à leurs concitoyens. Néanmoins, on peut annoncer de graves crises dues pour l'essentiel à une paralysie institutionnelle dont nous allons tracer les origines, analyser les causes et suggérer d'éventuels remèdes. Il ne s'agit pas de douter de la compétence d'hommes ou de femmes, ils sont bien formés, il s'agit en revanche de politique, de structure et de source de légitimité.

J. de K.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a, lui aussi, entrepris sa réforme de l'hôpital. Elle est partie d'une idée simple du président de la République. « Il faut, a-t-il dit dans les premiers jours qui ont suivi son élection, un patron à l'hôpital. » L'idée était excellente...

Pour lire la suite, achetez l'article