Comment réformer le baccalauréat

Raymond Barre

N° 161 Printemps 2018

Article


À l'automne 1973, Joseph Fontanet, ministre de l'Éducation nationale, quand Pierre Mesmer était Premier ministre et Georges Pompidou président de la République, avait demandé à Raymond Barre une réflexion sur « l'évolution des enseignements à la jointure du secondaire et du supérieur ».Raymond Barre venait de quitter la vice-présidence de la Commission des communautés européennes et s'apprêtait à prendre la tête du Commissariat du plan en avril 1974. Joseph Fontanet et Georges Pompidou voulaient réformer les conditions de l'entrée dans l'enseignement supérieur. La loi de 1968 et les événements qui la précédèrent avaient figé la réflexion sur deux sujets étroitement liés : le baccalauréat et l'accès à l'université. Quarante-deux ans plus tard, la réforme proposée en février dernier par le ministre Jean-Michel Blanquer montre que c'est toujours le cas.Raymond Barre avait remis son rapport le 4 janvier 1974. Il avait bénéficié de l'aide de Jean-Louis Boursin, ancien élève de l'École normale supérieure et professeur de mathématiques à l'Université puis à Science Po, et de celle du cabinet de Joseph Fontanet.On lira des extraits du rapport remis au gouvernement. Peut-être trouvera-t-on ces propositions encore opportunes puisqu'elles ne sont pas éloignées de celles dont on débat aujourd'hui.

COMMENTAIRE

Les étudesOn pourrait envisager l'adoption, à partir de la seconde, d'un système d'unités de valeur capitalisables, indépendantes dans leurs modalités d'enseignement et de sanction, et soumises, dans certaines conditions, au libre choix de l'élève. Pour appliquer en France un tel système, certaines dispositions devraient être...

Pour lire la suite, achetez l'article