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Claudel, Roosevelt, l'Amérique et la guerre

Claude Pérez

N° 178 Été 2022

Article


On ignore que Claudel, après sa retraite du corps diplomatique en 1935 (il avait été ambassadeur de France à Washington jusqu'en 1933, avant de terminer sa carrière à Bruxelles), a conservé des relations avec le Président Roosevelt. En janvier 1937, il lui écrit : « La situation du monde est telle à présent, le danger est si énorme et si pressant que le devoir de rechercher une solution nous incombe à tous. Et je ne vois personne mieux placé que l'actuel Président des États-Unis pour parler le langage de la raison : il trouverait un écho au fond de tant de cœurs anxieux et il serait impossible de lui refuser de l'entendre et de lui répondre. » On verra dans cet article que le diplomate avisé qu'était Claudel restera lucide, perspicace et de bon conseil avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Ce qui est sans doute normal pour un grand diplomate, mais moins fréquent chez les grands écrivains, notamment en France.

COMMENTAIRE

Du Claudel des années 1930 et 1940, la mémoire collective a surtout voulu retenir le poème Aux martyrs espagnols du printemps 1937, hommage à « la Sainte Espagne » qui a « tiré l'épée »...

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