Carmignac à Porquerolles

Béatrice Majnoni d'Intignano

N° 167 Automne 2019

Article


Le succès des fondations privées impressionne : François Pinault à la Douane de mer et au Palais Grassi à Venise, bientôt à l'ancienne Bourse du Commerce de Paris ; Bernard Arnault dans le bois de Boulogne, dont les expositions, collection Chtchoukine, MOMA puis rétrospective Courtauld, ont battu tous les records de succès, avec en prime un auditorium pour faire découvrir des pianistes jeunes talents de moins de vingt-cinq ans ! La relève de la fondation Maeght, en perte de vitesse dans le Midi, semble bien assurée avec la dernière-née en 2018 : la fondation du financier Édouard Carmignac dans l'île de Porquerolles. Hyères, riche de la Villa Noailles avec son Festival de la mode et du design, a toujours regardé Porquerolles comme son arrière-cour, comme une annexe attirant les touristes, généreuse en impôts fonciers mais pauvre en électeurs. Le contraste entre le soin apporté aux jardins de la ville mère et le négligé de l'île Papillon à touristes était saisissant. L'ouverture de la Villa Carmignac, divine surprise, rétablit l'équilibre. Aujourd'hui la stratégie de cette fondation intrigue.

B. M. d'I.

Sea of desireLa première exposition, sur le thème Sea of desire emprunté à Aldous Huxley (Le Meilleur des Mondes), avait tout pour émerveiller. Deux Botticelli, dont un prêté par le Musée de Milan, confrontés aux plus belles femmes de Roy Lichtenstein, un extraordinaire Lénine d'Andy Warhol. Un bel ensemble...

Pour lire la suite, achetez l'article