
Michel Pébereau, La finance ne serait-elle qu’un monde virtuel ?
Ce texte, que son auteur a bien voulu nous donner, a été prononcé lors de la séance de rentrée de l’Institut de France, le 25 octobre 2011, séance qui était consacrée au « virtuel ». Michel Pébereau représentait l’Académie des sciences morales et politiques.
Commentaire
Marie Mendras, Vingt ans après. La Russie et la quête de puissance
Vingt ans après l’effondrement de l’URSS, la politique étrangère de la Russie, tout comme la politique intérieure, reste profondément marquée par la chute de 1991. Les hommes qui dirigent le pays aujourd’hui ont une vision négative de leur histoire nationale. Ils continuent à voir dans l’extraordinaire bouleversement des réformes gorbatchéviennes et de l’éclatement de l’empire une perte considérable. 1991 a été une « catastrophe géopolitique », répète Vladimir Poutine. Cette rupture brutale avec le passé laisse de profondes traces, tant dans les mentalités que dans le comportement des élites dirigeantes.
M. M.
Michèle Tribalat, Dynamique démographique des musulmans de France
Une grande enquête, en 2008, a permis de recueillir des données chiffrées sur le nombre de musulmans de France, sur leur origine et sur les facteurs susceptibles d’influencer leur démographie. À partir de ces résultats, Michèle Tribalat procède à l’analyse de l'enquête.
Commentaire
Jean de Kervasdoué, Crise de l’hôpital. L’État : source ultime de légitimité ?
En ce début de XXIe siècle, en France, l’hôpital demeure une institution remarquable. Elle soigne et prend en charge tous les malades. On y naît et on y meurt (en 2006, selon l’INSEE – état civil –, 70 % des Français sont morts dans une institution sanitaire ou médico-sociale), on y accueille et souvent gratuitement, 24 heures sur 24, toutes les détresses, toutes les maladies et accidents, cela sans discrimination d’origine, de sexe ou de fortune. Peu de pays au monde, même quand ils sont riches, offrent ce type de service à leurs concitoyens. Néanmoins, on peut annoncer de graves crises dues pour l’essentiel à une paralysie institutionnelle dont nous allons tracer les origines, analyser les causes et suggérer d’éventuels remèdes. Il ne s’agit pas de douter de la compétence d’hommes ou de femmes, ils sont bien formés, il s’agit en revanche de politique, de structure et de source de légitimité.
J. de K.
À l’initiative de Raymond Boudon, Commentaire a entrepris cette enquête sur la sociologie. Est-elle une véritable science, une simple discipline, un art ? Est-elle utile à nos sociétés ? Permet-elle de mieux les réformer ? Nous avons donc interrogé plusieurs sociologues d’Europe et du Canada, parmi les plus éminents. Interroger nos collègues des États-Unis, compte tenu de leur nombre, était au-delà de nos forces. Voici les principaux éléments qui ont guidé les termes de la lettre qu’avec Raymond Boudon nous leur avons adressée. Nous avons choisi nos interlocuteurs parmi les chercheurs dont les travaux excèdent par leur notoriété les frontières nationales. Les noms de nos correspondants français et les institutions auxquelles ils appartenaient nous étaient familiers, pour nos correspondants étrangers nous avons choisi parmi les membres de trois grandes institutions : l’European Academy of Sociology ; l’Academia Europaea et l’American Academy of Arts and Sciences. Nous leur avons posé cinq questions et nous leur avons demandé de nous répondre en français ou en anglais.
On trouvera dans les pages qui suivent, préfacées par Raymond Boudon, les textes de ceux de nos interlocuteurs qui, pour les rédiger, ont bien voulu prendre sur leur temps. Dans ce faisceau de réponses, riches, nuancées et différentes, nos lecteurs trouveront un inventaire utile à leur réflexion sur la sociologie et sur nos sociétés. Pour faciliter la lecture de ce recueil, nous avons reproduit, en les numérotant, page 1006, la liste des questions que nous avons posées. Nous remercions vivement nos collègues d’avoir bien voulu participer à cette enquête.
Jean-Claude Casanova
André Babeau, Refonder notre protection sociale
Les deux articles qui suivent s’efforcent de répondre à une question : que faire ? question qu’imposent à la fois la proximité des élections en France et le délabrement de notre système de protection sociale et de nos hôpitaux. Comme le souhaite notre revue, et comme s’y emploient nos auteurs, il s’agit d’y répondre en écartant l’idéologie et la démagogie.
Commentaire














